NOSTALGIE. - Je ne suis plus ici.

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# Enviado el jueves 30 de octubre de 2008 12:42

Régulièrement ces derniers mois.

On roulait et c'est tout ce qui importait. Entre routes et déroutes. On filait, dévorant la campagne, on filait, sur l'autoroute la musique à fond et on y croyait. C'était la liberté, les vacances, un peu l'Idéal aussi. C'était la sensation d'être vivant. Quelque chose qui brûlait, vivait et hurlait au creux du ventre en somme. Le paysage défilait, on en apercevait que des bribes. Le soleil chauffait au-dessus de nos têtes. C'était enfin l'été. Et puis il y eut l'arrivée. Du monde comme un océan, une marée humaine. Avec eux nous serons le ressac: les mains qui frappent la mesure, les éclats de voix, les paroles que l'on reprend en choeur. Vagues d'un seul et même océan, nous n'aspirions tous qu'à un seul et même rivage: la musique se perdant dans la nuit. Il y eut l'ivresse, les corps en liesse et même des élans de tendresse, après tout pourquoi pas? A approcher l'Idéal ainsi ce fut une journée, une nuit hors du temps. A heuter mon corps à tout les leurs dans la chaleur et l'odeur de la jeunesse s'oubliant, se lancant aux étoiles, se lançant a qui voudrait bien un peu d'eux. A déambuler parmi la foule des inconnus qui étaient déjà comme ma famille, à parler de tout et rien avec ces compagnons d'un instant et amis d'éternité... je les garde au chaud, bien figés dans ma mémoire. Souviens toi de la chanson, de notre errance. A courir de scène en scène, fendre la foule se mouvant comme la houle. Le temps coule, comme une larme de joie mal contenue. L'essuyer et hurler sans retenue, hurler sa joie, son bonheur d'être enfin en vie, de renaître au monde. Et le lendemain filer la où le vent nous porte. Echouer sur une autre plage, autre rivage à l'onde claire et tiède. S'abandonner au soleil, à la chaleur sur la peau. Des rêves encore plein la tête...

# Enviado el domingo 14 de septiembre de 2008 21:16

Lolita.

Lolita.
Je suis ta Lolita, ta folie. Celle que tu touches, que tu couches, que tu louches. Je nourris tes obsessions lubriques, un autre monde où tu m'as fait reine, celui de tes fantasmes... Et toi tu es mon Oedipe, mon roi et mon héros déchu. Tu es le voleur de mon innocence et l'assassin de ma foi du lendemain-espoir. Ma vie est une interminable attente, long couloir dont je n'espère même plus la fin... Il est bien loin le temps de nos premiers émois, à peine une vague qui se rabat sur le désir. Et à jamais mon corps frêle appelera à ta sensualité, éveillant en toi une lubricité sans faille, lorsque la luxure te donne l'illusion de m'aimer, moi ta nymphette, comme un père aime sa petite Dolorès... Me reviennent en mémoire ces soirs enfantins, lorsque, pour que je ne m'effraie, tu ne prenais que ma bouche. Mais la faim est sans fin et aujourd'hui du fond de notre précipice tu m'accable d'infâmes prières pour que je t'ouvre mon corps - mon corps ce champ de ruines dont tu pris possession il y a bien des mois déjà, mon corps, celui que j'ai déserté depuis. Je ne sais plus rien de moi... De nos éreintes je ne garde que le goût acre de la souillure et de l'humiliation retenue, celle qu'on ravale comme un cri de désespoir inoportin. Mon supplice ne prendra fin qu'une fois l'agonie ponctuée par le rauque de ta voix, par l'orgasme coupable mais salvateur. Et enfin je pourrais m'abandonner au sommeil-oubli. Tu me murmureras milles mots d'amour que je n'entendrais déjà plus car j'aurais fui, fui ce soir sans grâce aucune. Je jouerais l'endormie pendant que tu mouilleras nos draps sales de tes larmes de faux repenti. Et encore une fois il me faudra serrer les dents alors que tu empliera mon doux silence de tes paroles désolées, nouveau blasphème pour mon âme disgraciée.
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# Enviado el domingo 14 de septiembre de 2008 20:48

Nous sommes exotiques

Ce ne sera pas laborieux, juste nous. Nos envies, nos pulsions. Uniquement notre évolution.

Y commencent déja à nous faire chier avec leur p****n de bac.
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# Enviado el miércoles 03 de septiembre de 2008 06:21

Modificado el domingo 14 de septiembre de 2008 21:00

Elle en bave & toi aussi...

Elle en bave & toi aussi...
Soirées à profusions, sur la table des grands-parents, de la cuisine, du salon.. Un peu partout. Mêlant adhésion collective au plaisir égoiste, sur fond d'inquiétudes scolaires et d'amours inventés, on se sent traversées, foudroyées. Légère envie de danser, d'hurler, mais le plus subtile plaisir peut-être est la volupté de l'inhalation, dillatation, graffitis propres sur les bas côtés du tram, à l'époque où les lèvres se cherchent violemment et où l'on crache sur l'autre pour mieux se protéger, nous trinquons, baisons furtivement dans nos rêves, nous nous donnons la main, attrapons par le coup, avons du caractère et faisons preuve d'aplomb en tout temps, tous lieux et toutes circonstances. Cette force tranquille vint alors en nous, dont le rapport serein à la découverte de l'autre et à la douceur terre à terre soufflent un charme désarmant.. Nous avons cela de beau que nous pouvons admirer sans comprendre. Où le plaisir ne coûte rien, où les rêves se basent sur des choses fausses, la période des mensonges sincères et épurés, où l'on sait ce que l'on ne veut pas avant de savoir ce que l'on désire réellement. VISUAL KIDNAPPING, PAY NOW. C'est l'heure des illusions sans bornes, de l'épuisement, de l'ivresse, de la mégalomanie. Clic clac, plus personne ne bouge, moment suspendu, bonheur.

# Enviado el martes 12 de agosto de 2008 17:04

Modificado el domingo 14 de septiembre de 2008 21:09