Soirées à profusions, sur la table des grands-parents, de la cuisine, du salon.. Un peu partout. Mêlant adhésion collective au plaisir égoiste, sur fond d'inquiétudes scolaires et d'amours inventés, on se sent traversées, foudroyées. Légère envie de danser, d'hurler, mais le plus subtile plaisir peut-être est la volupté de l'inhalation, dillatation, graffitis propres sur les bas côtés du tram, à l'époque où les lèvres se cherchent violemment et où l'on crache sur l'autre pour mieux se protéger, nous trinquons, baisons furtivement dans nos rêves, nous nous donnons la main, attrapons par le coup, avons du caractère et faisons preuve d'aplomb en tout temps, tous lieux et toutes circonstances. Cette force tranquille vint alors en nous, dont le rapport serein à la découverte de l'autre et à la douceur terre à terre soufflent un charme désarmant.. Nous avons cela de beau que nous pouvons admirer sans comprendre. Où le plaisir ne coûte rien, où les rêves se basent sur des choses fausses, la période des mensonges sincères et épurés, où l'on sait ce que l'on ne veut pas avant de savoir ce que l'on désire réellement. VISUAL KIDNAPPING, PAY NOW. C'est l'heure des illusions sans bornes, de l'épuisement, de l'ivresse, de la mégalomanie. Clic clac, plus personne ne bouge, moment suspendu, bonheur.